Un Ange Merveilleux.Jai rencontré un ange merveilleux.Il ma serrée fort contre luiEt lamour ma soudain envahieEn effaçant mes tourments capricieux.Mes joues ont pris une couleur vermeilleEt mes yeux se sont remplis détoiles.Il a chassé lépais et sombre voileQui mentourait et allumé des merveillesQui crépitent comme un feu dartificeDans le ciel devenu clair de ma vie.Jai enduré mille et mille sévicesMais maintenant elles sont parties.Et quand il me serre contre son corpsJen redemande encore et encore.Jaime respirer sa douce odeurEt me blottir au creux de ses bras.Ça minonde dun grand bonheurQui sans lui nexisterait pas.Quand il murmure à mon oreilleLintensité de ses sentimentsDe son amour je mémerveilleEt je peux y croire vraiment.Il a effacé ma triste détressePar son immense tendresse.Il est mon amour, mon sauveur,Et je peux lui confier sans peurLa sensibilité de mon fragile curPour construire avec lui le Bonheur.Mes chants nont plus quun thème :Lui dire combien je laime.
Triste histoire On ma appris à me tenir comme une impératrice,Que de montrer ses sentiments est une faiblesseEt que ça me plongerait dans de noires abysses.Jai donc bâti une immense forteresseAu cur de laquelle trône une tour divoireEt jy vis comme une frêle prisonnière.Et du haut du balcon, tous les soirs,Jobserve le monde qui me rappelle hier.Jai toujours cru quil valait mieux se cacherDerrière les murs imprenables dune citadelleQue de nêtre quun simple et fragile mortelAgonisant sur un champ de bataille oublié.Je ne voulais pas me mêler à la foule banaleQui se traîne et geint dans ce monde abyssal,Qui survit comme des mendiants sur les décombresDune société décadente et vaniteuse qui sombre.Un jeune homme curieux remarqua cette filleQui observait, les larmes aux yeux, le bonheurQui emplissait leurs curs dune force gentilleEt voulut comprendre ce qui faisait son malheur.Limpératrice inaccessible dont je donnais limageNe le décontenança pas et il entrepritDe dissiper les épais et sombres nuagesQui assombrissaient et attristaient mon
esprit.Il découvrit une petite fille distillant le
poisonDe sa profonde tristesse et de ses souffrancesEn espérant quun jour sa triste patienceLui offrirait lultime et éternel abandon.Par sa gentillesse et sa compréhension, il forçaLes grilles et les herses qui protégeaient mon cur.Il mit mon âme en ruines à nu et y trouvaLes raisons qui me forçaient à attendre mon heure.Alors, à force de ténacité et de persévérance,Il chassa, tel un guerrier valeureux, mes souffrances.Il devint mon héros, mon sauveur, mon ami,Et grâce à lui, enfin, je souris à la vie.Mais quand lheure de son départ a sonné,Je nai pas pu mempêcher de pleurer :Je nourrissais un attachement si grand Jétais redevenue un petit enfant innocentQuil protégeait et réchauffait de son amitiéEt quil na jamais pris en pitié.La tristesse qui menvahit insidieusementMa fait comprendre que mes sentimentsNe se limitaient pas quà une profonde amitié Ce jeune homme curieux ma touchée en plein
curEn voulant combattre ma tristesse et mon malheur.Je laime et nous avons dû nous quitter
Après le départ.Mon Dieu, maintenant quil est partiProtégez-moi de mes sentiments,Qui mempoisonnent le sangEt me fatiguent la vie Il fait nuit. Je suis seule.Il est temps de poser les armesEt de laisser couler mes larmesSur mon oreiller de glaïeuls.Saigne, mon cur blessé, saigne.Laisse mon sang souillé fuirPour entacher mes rires Jentrevois à nouveau le règneDe la tristesse et des pleurs,Qui vont à nouveau salirCe difficile et fragile bonheurQue je tentais de reconstruire.Et au milieu de mes cicatrices,Une profonde déchirureSest formée, nouvelle compliceDe mes vieilles blessures.En moi, pauvre oiseau blessé,Mon cur lentement se brise,Il se casse, satomise,Pour rejoindre la poussièreQui lui contera ma misère.